Initiatives associatives et citoyennes et politique de la ville

Les conseils citoyens ont été une réponse législative pour améliorer la relation entre institutions et citoyens dans le cadre de la Politique de la ville et améliorer la participation des habitants des QPV, en particulier ceux les plus éloignés du débat public.

La mise en place des conseils citoyens sur les territoires a permis de faire certains constats sur la nécessaire montée en compétences sur le sujet de la participation citoyenne dans le cadre de la Politique de la ville :

  • Les institutions ont dû développer des stratégies pour aller à la rencontre des citoyens pour mettre en place ces conseils
  • Les institutions ont ensuite dû assurer un socle de connaissance nécessaire à la compréhension de l’architecture de la Politique de la ville

Les conseils citoyens ont eu pour effet de réinterroger la vie associative et les autres dispositifs de participation et de concertation sur les territoires et la capacité des écosystèmes locaux à porter de nouvelles initiatives citoyennes et associatives :

  • Dans les QPV, il est apparue une frontière entre les actions financées dans le cadre de la Politique de la ville et la capacité des initiatives locales d’avoir accès aux financements. La région a révisé sa politique en la matière en mettant en place les PIC prenant la suite des FPH. Les PIC garantissent des financements de microprojets permettant de lancer des initiatives qui pourront ensuite déboucher sur la vie associative.
  • Un enjeu de mobilisation du droit commun sur le volet de la vie associative est apparue localement lors de la mise en place des conseils citoyens. Les formations à la vie associative (rédaction de statuts, gestion associative, rôle des associations) dans les points relais du monde associatif (PIVA, MDA, services municipaux aux associations n’ont été que trop peu utilisés dans le cadre de la politique de la ville.
  • Enfin, dernier enjeu, celui de l’émergence de nouveaux projets citoyens et porteurs potentiels de nouvelles activités associatives ou économiques dans les quartiers doit être analysé pour que les territoires soient en capacité de proposer un cadre adéquate à l’apparition de nouvelles initiatives portées par les citoyens.

Le Mouvement associatif, le Réseau National des Maisons des assocations et l'IREV proposent le 16 février une journée de réflexion sur ce sujet.